Des vœux sans Covid

Article de Rose-Marie Blasco paru dans Contrepoint, le journal du CréSEP réservé aux adhérents

samedi 12 février 2022


Toute l’équipe militante du Crésep-Sundep vous souhaite une heureuse année 2022 : qu’elle soit pétillante, ambitieuse, pleine de bonnes surprises, de victoires et de libertés retrouvées ! Notre équipe, plus motivée que jamais, sera à vos côtés pour vous renseigner, vous accompagner et défendre vos intérêts tout au long de cette nouvelle année.

Une année qui commence comme la précédente s’est terminée : sous le signe de la déprime engendrée par la vague COVID, avec un pic pandémique sans précédent !
• Les professeurs sont fatigués et stressés par une désorganisation constante des cours ; les élèves et les enseignants étant de plus en plus nombreux positifs au virus ou cas contacts, les absences répétées qui en découlent rendent la continuité pédagogique et le suivi des jeunes difficile, voire impossible !
• De nombreuses classes tournent au ralenti ou ne tournent plus quand elles sont pratiquement vides mais ne ferment pas !
• Les enseignants, les élèves, les parents, les chefs d’établissement, le personnel de vie scolaire, tout le monde s’épuise et perd son temps !

Mais le ministre de l’Éducation nationale ne s’émeut pas ; il reste sourd aux difficultés engendrées par la crise sanitaire. Il allège les protocoles alors que la vague épidémique s’accentue. Il refuse de voir la réalité vécue dans les établissements. Selon lui, tout est sous contrôle : la situation est maîtrisée, la gestion de la crise sanitaire serait même meilleure chez nous qu’ailleurs. La preuve : nos classes restent ouvertes !

Ne rien vouloir entendre, refuser de voir, afficher tant de déni, tout cela n’est encore une fois rien de plus que la manifestation du mépris que Monsieur Blanquer semble éprouver pour le corps enseignant !

Les protocoles sanitaires ne sont pas viables et s’avèrent actuellement incohérents. Il faut fournir des masques chirurgicaux aux personnels, investir pour prévenir au mieux les risques de contamination par aérosolisation en garantissant la qualité de l’air dans les classes en les équipant de capteurs de CO2. Enfin, un aménagement des programmes s’impose, notamment dans les classes d’examen.

En 2022, année d’élection présidentielle, mobilisons-nous !